Accéder au contenu principal

L'importance du professeur pour apprendre à philosopher.

« Afin de parvenir, comme l'enfant qui va à l'école et qui est éduqué par ses parents, à devenir autonome, celui qui aime la philosophie doit être éduqué par son professeur de philosophie afin qu'il le pousse à penser par lui-même. En effet, à force d'entendre le professeur transmettre son savoir, on fini souvent par réfléchir à tout. Il est vrai que depuis qu'en classe de terminale, j'ai des cours de philosophie, j'exerce ma pensée dans tous les domaines, et je n'ai plus peur de dire ce que je pense, car je n'émet pas d'opinion, mais des discours bien réfléchis. Il est certain que tous ce qui tient sur des arguments à peu près solides, mérite d'être écouté. Mais pour en revenir au sujet principal, le professeur est incontournable. C'est en voyant mon professeur de philosophie raisonner sur beaucoup de sujets contemporains, et en remarquant que malgré certains points où je n'étais peut-être pas d'accord avec son point de vue, j'y trouvait quand même de la vérité, que j'ai compris que tout les points de vue pouvaient avoir la même valeur à condition qu'ils soient justifiés de manière correcte. J'ai la chance d'avoir un professeur dont la culture, la qualité de l'éloquence, l'honnêteté, l'objectivité, corrigent et éduquent mes opinions. Ainsi, avec ce que j’apprends de lui, je me sens à peu près prêt à affronter tous les sujets du baccalauréat. L'importance du professeur pour la philosophie se voit dans le passé de certains philosophes des plus anciens aux plus récents. En effet, la philosophie de Socrate a inspiré son élève Platon qui l'a transformé en sa propre pensée. La philosophie de Platon, idéaliste, a inspiré son élève Aristote, qui s'en est servi pour créer sa propre philosophie basée sur l'empirisme. La philosophie de Schopenhauer, a inspiré son élève Friedrich Nietzsche qui a mis en place sa propre philosophie. La philosophie d'Hegel aide son élève, Karl Marx, a voler vers ses propres idées. On comprend donc que le professeur ou le maître n'est pas uniquement celui qui apprend, mais il est aussi celui qui propulse son élève vers le sommet de ses idées. On note l’efficacité du rôle d'un maître quand les idées de son élève sont complètement différentes des siennes. Bien entendu, tous le monde se dit en lisant ça que le rôle du professeur de philosophie au lycée est juste d'apprendre et rien de plus, mais il ne faut pas oublier qu'il y a aussi une méthode et une technique, mon professeur par exemple, lui, ne limite pas le cour à au simple enseignement, il le sublime, pour utiliser une expression freudienne. C'est surprenant, mais il transforme le cour en une méditation. L'étude de texte, n'est plus un simple commentaire de celui-ci, mais un voyage à l'intérieur du cœur de son auteur. L'étude de chaque thème est une ouverture et un partage de sa culture. Ainsi, on pourrait pour conclure et illustrer le propos, dire que de la même manière que le monde a besoin de l'Homme pour prendre son sens de monde, la pensée de l'élève, a besoin du maître ou du professeur pour pouvoir s'exprimer avec sens. Mais il est nécessaire d'ajouter pour nuancer, que l'élève est en fait aussi important que le professeur, car comme disait Aristote, il est sa raison d'être et ce pourquoi il est ce qu'il est. Un apprentissage philosophique devient vraiment de l'ordre de la philosophie que s'il se compose des questions de l'élève. C'est avec les questions de l'élève que le cours prend une autre forme qui le transforme en cour de philosophie réel. Donc, comme nous l'avons dit, un vrai cours de philosophie est un cours qui ne se contente pas d'aller dans un seul sens, celui de la transmission de savoir. Cette transmission doit être réciproque et faire participer tous les protagonistes de la réflexion. »

Johan Banzouzi

L'importance du professeur pour apprendre à philosopher 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Suis-je ce que j'ai conscience d'être ? / Qui suis-je ? / Puis-je me connaître ?

Introduction:

  Il n'y a rien de plus certain et de plus important pour un homme que le fait et le sentiment d'avoir une identité. Notre identité, c'est ce que nous affirmons lorsque nous disons «je» ou «moi». Elle renvoie à ce que nous appelons communément, notre «caractère», c'est-à-dire notre manière d'être aux yeux des autres. Avoir conscience de soi n'a donc pas d'autre sens au départ que celui de savoir que nous correspondons bien à ce caractère que nous nous forgeons en existant. Pourtant, ce caractère qui nous semble si certain, peut nous échapper par moment ; nous pouvons nous persuader de faire quelque chose, sans pourtant au moment venu, la réaliser comme prévu. De même nous pouvons dire dans l'embarras, quelque chose de faux, par la simple présence d'une personne que l'on veut impressionner. Ainsi, le «je», ou le «moi» pourraient s'avérer n'être que des illusions résultants d'une méconnaissance de l'influence du monde …

Accomplir tous ses désirs est-ce une bonne règle de vie ?

 Introduction:

 Souvent comparé au tonneau des Danaïdes qui se vide à chaque fois que l'on essaye de le remplir, le désir se caractérise par son caractère insatiable. En effet, à peine est-il satisfait, que de la satisfaction passée, apparait le regret qui donne lui-même naissance à un nouveau désir. Le problème qui se pose émane justement de ce caractère insatiable. On le voit bien, tout comme l'a montré Thomas Hobbes dans  Le Léviathan, qui disait que du désir des hommes non guidés par une instance supérieure apparaissait "la guerre de tous contre tous". Ainsi, la définition même du désir nous mène vers la tension qu'il amène dans une vie avec autrui, si bien que l'on peut se demander si accomplir tous ses désir est une bonne règle de vie. Mais se poser cette question, c'est demander s'il est possible de maîtriser ses désirs ou de renoncer à certains d'entre eux, mais c'est aussi affirmer au préalable que les désirs peuvent être satisfaits, …

Peut-on réduire l'esprit à la matière ?

Introduction: S'il y a une certitude partagée de manière assez universelle, c'est bien celle que l'esprit s'oppose à la matière, comme la théorie s'oppose à l'expérience. On voit en l'esprit l'élément immatériel incarné dans l'homme, cette fameuse "substance pensante" (res cogitans) dont nous parle Descartes. Le problème qui se pose, est qu'il y a peut-être des risques à vouloir absolument distinguer la matière de l'esprit. Car paradoxalement, c'est notre esprit qui nous met en lien direct avec la matière, et donc nécessairement le rapport à la matière qui nous fait savoir que nous sommes des êtres spirituels. Nous sommes donc invités à nous interroger sur la question de la légitimité du dualisme. En somme, peut-on réduire l'esprit à la matière? Cette question, qui, au premier abord paraît totalement paradoxale, du fait que par essence, matière et esprit s'opposent l'une à l'autre, peut devenir intéressante si l…