mardi 28 janvier 2014

Que gagne-t-on à travailler ?

Ce sujet est déjà tombé au baccalauréat ces dernières années, et je l'ai trouvé intéressant. C'est pourquoi je vais le traiter personnellement mais de manière succincte, très succincte en survolant un peu certaines choses pour rester sur le plus important, cela peut peut-être vous aider, mais comme d'habitude et je le rappel, ne doit pas être plagié, car au bac, nous n'avons pas Internet, et nous serons, (et c'est mieux de voir les choses ainsi), libres de créer.


Le mot "travail" est issu du latin "tripalium" qui désigne un instrument de torture, on comprend donc d’où vient en quelques sorte notre définition si négative du travail. Au fond, ce qui dérange, ce n'est pas le travail en lui-même, mais c'est le fait qu'il soit si pénible. En effet, dans la genèse, Dieu condamne Adam à travailler à la sueur de son front, c'est pourquoi le travail est considéré aujourd'hui plus comme une corvée qu'autre chose. Nous voyons en effet dans le travail aujourd'hui, uniquement cette activité qui nous permet de gagner notre vie, c'est à dire, vendre notre énergie et nos efforts, en échange d'un salaire. Mais une telle vision du travail, n'est-elle pas erronée ? Est-ce correct de limiter le travail à la simple corvée ? On peut se demander dès lors ce que l'on gagne à travailler. Demander ce que l'on gagne à travailler, c'est demander par la même occasion si il y a autre chose qui émane du travail de l'Homme. C'est pourquoi nous serons amenés dans un premier temps à voir qu'il n'y a à première vue, rien à gagner en travaillant, puis dans un second temps nous verrons que le travail est cependant libérateur.


Comme nous l'avons dit dans notre introduction, nous avons pour habitude de dire que travailler permet de gagner de l'argent, et que c'est là le seul but du travail. Effectivement, le monde d'aujourd'hui ne peut laisser entrevoir que cette vision médiocre du travail avec des phénomènes comme la mondialisation, ou des systèmes économiques tels que le capitalisme. Mais, il ne faut pas se leurrer, car, si l'on allait dans le sens de cette définition, on se rendrait compte qu'elle est fausse, car pour parler de "gain", il est nécessaire que la somme d'argent gagnée, dépasse les heures de travail dépensées. Or, cette vision ne semble être qu'une utopie, vu que si l'on travaille pour quelqu'un, la triste réalité est que l'employeur gagne plus que nous et que le salaire gagné est bien inférieur et insuffisant aux heures de travail fournies. On peut se dire dès lors que les riches gagnent quelque chose à travailler, mais cela est faux, car nous parlons ici du travail en terme d'activité consciente de transformation de la nature. Or, générer des gains sur le travail des autres ne peut pas être considéré comme du travail. On comprend pourquoi le philosophe Karl Marx, dans sa critique du travail du prolétariat, montre que le travail peut-être aussi aliénant, c'est à dire qu'il peut rendre l'Homme étranger à lui-même. Le travail mis sous forme de la spécialisation, c'est à dire travail à la chaine, peut s'avérer être déshumanisant. On peut se dire dès lors que le travail est inutile, mais c'est faux, et c'est ce que nous allons voir.

Nous venons de présenter et de clarifier la vision commune que nous avons du travail, mais nous allons démontrer maintenant que le travail peut être vu de manière différente. En effet, pourquoi voir derrière le travail, uniquement le salaire, alors que l'argent et l'économie, ont étés inventée par l'Homme? Effectivement, ne voir que l'argent derrière le travail, c'est oublier de se demander pourquoi travaillaient les hommes préhistoriques, et pourquoi travaillent, bien qu'instinctivement, les animaux tels le castor, qui fabrique des barrages, l'araignée qui tisse sa toile, ou encore l'abeille qui produit du miel. Et eux, que gagnent-ils à travailler alors ? Il n'y a pas d'économie animale reconnue, mais cette activité existe quand même, donc, voyons désormais à partir de ce point de vue, le travail de l'Homme.

Le travail de l'Homme est l'activité consciente de transformation de la nature. En effet, afin de s'y sentir à son aise, l'Homme doit transformer la nature, et il le peut grâce à deux choses, le fait qu'il a une conscience et une raison, et d'après Aristote, le fait qu'il soit doté de mains, en effet, pour Aristote la main est l'outil des outils, car elle sert à fabriquer les outils qui facilitent la vie de l'Homme. En effet, pour s'abriter, l'Homme doit fabriquer des maisons, pour se vêtir, il doit fabriquer des vêtements, pour se nourrir il doit chasser. L'Homme arrive même aujourd'hui à se libérer des contraintes de la distance en créant les systèmes informatiques.On comprend donc que le travail c'est l'accomplissement des désirs de l'Homme, et qu'en ce sens, il est libérateur, puisqu'il permet à l'Homme de se libérer de sa condition et d'être maître de la nature. De plus, il est nécessaire que l'Homme transforme la nature, car il permet d’accélérer par exemple en agriculture, l'évolution de la nature, et pour ce qui est de la vie, le fait que l'Homme aille sur d'autres planètes comme Mars, permet d'étendre la vie au delà de la Terre. C'est pourquoi jean-Paul Sartre, dans Situations, a dit la chose suivante : "L'Homme est l'être dont l'apparition fait qu'un monde existe". En effet, puisque changer c'est exister, quand l'Homme modifie la nature, il la fait elle aussi exister.

Nous avons montré que le travail pouvait s'avérer être libérateur. Or, s'il est libérateur, on ne peut pas voir en ce sens un quelconque gain mis à part l'affranchissement des contraintes de la condition humaine. 

Pour conclure, on pourrait dire qu'en modifiant la nature comme il le fait, l'Homme marque aussi de son empreinte, son passage. Il se permet à lui-même de se reconnaître en tant qu'Humain. Le travail est donc aussi révélateur de l'intelligence Humaine, en effet, il n'est pas encore connu dans l'univers, d'êtres à l'intelligence aussi avérée que celle de l'Homme. Il reste donc par conséquent maître de la nature pour l'instant. Il faut donc regarder au-delà de la simple définition tellement négative du travail, et ne pas oublier qu'il s'agit là de notre propre accomplissement en tant qu'Humains.C'est grâce aussi au travail et à la technique que la culture apparait, car chaque Homme selon le milieu d’où il vient, a ses propres méthodes d'exploitation de la nature, et c'est en partageant les différentes techniques que l'on progresse encore plus. Le travail, est donc également un outil de partage culturel, et puisque c'est dans la nature de l'Homme d'être cultivé, on peut dire également que c'est dans la nature de l'Homme de travailler. Mais il ne faut pas oublier que pour Pascal, le travail est de l'ordre du divertissement, et qu'en ce sens il a un rôle à double tranchant. Il est en effet à la fois libérateur et révélateur de l'intelligence humaine, mais fait oublier l'absurdité de son existence.

Johan.

jeudi 23 janvier 2014

La question de l'euthanasie, un problème d'éthique.

Il est des maladies qui atteignent des degrés de douleur absolument insupportables aussi bien pour le patient qui est par moments même, incapable de parler pour exprimer ce qu'il ressent, que pour les proches, qui eux le peuvent et qui voient clairement à l'apparence du concerné, bien qu'il ne puisse s'exprimer, qu'il n'est plus possible de supporter une douleur à si haute échelle d'intensité. C'est dans ces moments là que l'on reconnait réellement que le fait d'être un homme, pas au sens physique, mais plutôt moral, c'est à dire d'avoir une conscience, peut s'avérer être la plus grande des misères. En effet, tout en étant moral, devant le patient mourant petit à petit, l'Homme est face à un dilemme, dans lequel il est en quelques sorte Dieu, étant donné qu'il a le pouvoir d'arrêter la vie d'une personne sans être inquiété. Mais le problème qui se pose réside justement dans l'acte de mettre fin à la vie, et au fond, ce n'est pas tant ça le problème véritable; la racine du problème, vient du fait que nous ne savons pas concrètement ce qu'est la mort, donc nous ne savons s'il vaut mieux être en vie dans la souffrance, ou mourir. Or, si nous savions ce que c'était que de mourir, et si nous étions sûrs qu'il s'agit réellement d'un repos éternel de l'âme, nous hésiterions beaucoup moins. En ce sens, euthanasier, c'est un peu parier, et c'est très dur pour les croyants, car ils se disent qu'il n'y a que Dieu qui puisse choisir l'avenir de qui que ce soit. En outre, cela pose aussi un problème personnel, qui est le suivant: Est-il préférable de maintenir en vie un proche dans la souffrance, car nous l'aimons énormément, ou est-ce préférable, justement parce qu’on l'aime de le laisser partir pour ne plus souffrir ? L'un des deux choix est égoïste, et c'est là une autre partie du problème. Le problème étant posé, on peut se demander dès lors s'il faut tolérer l'euthanasie ou non. Demander s'il faut tolérer l'euthanasie, c'est demander par la même occasion si l'Homme a le pouvoir et le droit de vie et de mort sur son prochain, question encore plus ambiguë et problématique en ce sens qu'il est clair que l'Homme a le pouvoir de vie ou de mort sur son prochain, car il peut le tuer quand il le veut, même s'il doit répondre de ses actes devant la justice après. Mais si' l'on prend la question au sens métaphysique, elle prend une toute autre tournure, car en effet, les discours religieux, interdisent de faire du mal à son prochain sous peine de punition divine, or nous n'avons aucune preuve que Dieu existe, et aucune preuve non plus qu'il n'existe pas, ce qui fait que la question est encore plus complexe.

L'euthanasie, n'est en fait qu'une considération. C'est en effet ceux qui choisissent d'euthanasier, qui décident que c'est une euthanasie, c'est à dire une mort douce. On comprend premièrement que nous avons affaire là à quelque chose de relativement psychologique. Quoiqu'il en soit, cela reste tout de même un meurtre, et une nuisance à la liberté et à la vie bien sur par la même occasion. Cependant, il est des cas où c'est le patient lui-même qui décide qu'il préfère mourir, et c'est pour ce cas précis qu'il y a matière à réflexion, car à partir du moment où il s'agit d'un choix personnel, il devient assez injuste que la loi interdise à quelqu'un de choisir son destin, outre ce fait, il ne faut pas oublier que la personne qui choisi a des raisons de faire un tel choix, en effet, les malades atteints du cancer par exemple peuvent avoir des douleurs à l'intensité absolument déconcertante. Jusque là, on se dit qu'il est clair que si c'est le choix du patient de mourir, il faut le satisfaire, mais parler comme ça, serait parler beaucoup trop vite, car effectivement, il ne faut pas oublier que souvent, le patient n'a pas la force de mettre fin à ses jours tout seul, et que donc, c'est au médecin de le faire, or au-delà d'être un médecin, il s'agit aussi d'un être humain, avec des sentiments et une conscience morale, et il peut être difficile pour certains médecins de mettre fin aux jours de quelqu'un, et c'est d'ailleurs pourquoi il est demandé dans certains cas, à un membre de la famille d'un patient de le faire directement, et c'est encore pire, et cela nous ramène encore une fois, à notre problème précédent, sur l'égoïsme ou la compation sentimentale.

Mais alors, en quelle mesure est-ce envisageable d'euthanasier en étant affranchis des contraintes morales ou divines ?

Le débat contemporain sur l'euthanasie est très diversifié comme beaucoup d'autres débats de nos jours. La question semble ne pas avoir de fin, mais pourtant, il y a une réponse envisageable. Effectivement, nous avons dans les deux paragraphes précédents, montré les principaux problèmes que l'euthanasie posait et nous avons vu qu'ils étaient d'ordre morale, politique ou religieux, de l'ordre du choix personnel et de la liberté. Au premier abord, on se dit que celui qui est affranchi de ces problèmes n'est pas humain, n'a ni de cœur, ni de sentiments et n'est qu'une machine à tuer. Or, en y réfléchissant, c'est peut-être lui qui est plus sage que ceux qui ne font que débattre à ce sujet. En effet, si Emmanuel Kant, définissait la liberté comme étant "autonomie", on comprend dès lors que choisir de mourir, ou choisir de donner la mort, relève d'un choix libre en une certaine mesure, et dès lors, on comprend que l'état, en interdisant de se donner la mort, nuit peut-être à la liberté. Mais, si la liberté est autonomie, alors les patients qui n'ont plus la force de mettre fin à leurs jours par eux même, ne sont pas libres, et par conséquent, il faut quelqu'un d'extérieur pour être
le bras en quelques sorte de ces patients. Arrivés à cette étape; la question qui se pose, c'est celle de tout à l'heure, comment désormais s'affranchir des contraintes morales ou divines. Il y a une réponse réfléchie à cette question.

En fait, l'euthanasie est tolérable et légitime tant qu'elle vise le bien, en effet, en y réfléchissant de vous même, vous comprenez que si elle vise le bien, c'est qu'elle n'offense ni Dieu, ni la morale, puisque la morale c'est l'ensemble des règles qui distinguent le bien du mal , le juste de l'injuste, alors si c'est au nom de la morale et pour le bien d'un être qui ne peut plus supporter la douleur que l'euthanasie est effectuée, alors elle vise forcément le bien. Et être moral et bon, est une qualité que Dieu doit avoir puisqu'il est parfait, et par conséquent, nous n'offensons pas Dieu en agissant ainsi.

Ceci est une réponse personnelle et réfléchie à cette question, il n'est pas dit que vous serez d'accord avec cette dernière.

Johan

jeudi 16 janvier 2014

L'Homme moderne dans le monde moderne.

Hier soir, en discutant avec une amie sur le monde, j'ai été prit d'une inspiration dont je ne saurais indiquer la provenance, mais en tout cas, elle prend vie dans ce petit texte que j'ai écrit ce soir même, et que j'ai intitulé L'Homme moderne dans le monde moderne, bonne lecture à vous.


« Chaque individu, à partir de l'âge où il est apte à réfléchir, devient l'objet de formatage. Ainsi apparaît l'Homme moderne. Tel un disque vierge ou un parchemin vide qu'il faut remplir. Le problème de son apparition, est qu'il n'apparaît pas dans un monde dans lequel il est seul, mais dans un monde peuplé d'autres comme lui. D'autres qui prétendent connaitre le monde mieux que lui compte tenu de leur expérience, eux qui ont d'après leurs dires, plus de savoir que ce petit être encore vide d'esprit et encore apte à pouvoir suivre n'importe quelle voie, lui qui pourrait très bien devenir le dictateur ou le sauveur de demain. Malheureusement, il est clair que l'Homme moderne est beaucoup moins libre que l'Homme primitif, bien que l'Homme primitif soit beaucoup plus livré à ses penchants naturels. Quoiqu'il en soit, il est irréfutable qu'il est plus libre que l'Homme moderne dont les choix sont plus guidés par le regard d'autrui que par le sien lui-même. Dans le monde moderne, l'Homme ne devient que ce que la société humaine fait de lui. Or, l'Homme primitif, lui ne se souci guère de ces choses là, en ce sens qu'il fait ce qui l'intéresse; autrement dit, il se forge lui-même. En effet, il n'est pas de plus grande liberté que celle de se forger soi-même. Le monde moderne mènera l'Homme moderne à sa perte. Lui, ce pauvre ignorant qui sans avoir rien demandé, se retrouve dans ce monde. Lui qui sans avoir rien demandé, est orienté vers des religions, des opinions, dont il n'est en réalité pas maître du tout, mais plutôt esclave complet et suiveur fortement engagé. Comme le drapeau que l'on hisse en haut d'un bateau, l'Homme moderne vibre dans la direction vers laquelle le vent, ou plutot pour son cas précis, les autres le mènent. Plus de place pour l'art et les belles choses dans le monde moderne, car l'économie prend le dessus. Plus le temps de se préoccuper de ce que sera l'avenir, car l'exès, la débauche et le présent prennent le dessus. Peu importe que la nature n'ait plus rien à offrir aux générations futures, tant que la génération présente en profite un maximum. Qu'il est triste le sort de l'Homme moderne, doué de raison mais incapable de s'en servir à bon escient, car consumée par l'insouciance omniprésente dans le monde moderne. Toujours tout pour soi est préférable à  plus pour tous. Il n'est pas une seule interview, une seule conférence de presse ou un grand discours présidentiel où a été posé l'une des questions les plus simples qui soit : "pourquoi continuons-nous à vivre cette vie et à faire comme si c'était nécessaire et normal de la vivre ?". Malheureusement, le masque de la liberté corrompt les propos et les réponses que l'Homme moderne pourrait donner à cette question. L'invention de l'idée de Dieu, donne un but illusoire à la vie de l'Homme moderne. Il vaudrait mieux être un corbeau ou un aigle afin de survoler tout ce désastre conscient et bien raisonnable qui constitue cette société humaine et ce monde tout entier, un désastre causé par un être qui n'est même pas certain de sa propre existence, qu'il est même capable de remettre en doute. L'Homme moderne ne voit que ses problèmes les plus futiles alors que la véritable question qu'il devrait se poser, c'est : "vais-je suivre les autres, ou irai-je vers ce que je pense être le mieux pour mes idéaux?". Là est le véritable problème de la liberté, qui n'a qu'une seule véritable solution. Est véritablement libre , l'Homme qui remet en question les conventions, les stéréotypes et les mythes. Autrement dit, seul le philosophe est libre, étant affranchi des futilités qui créent un semblant de vie aux autres Hommes modernes. »

Johan Banzouzi

L'Homme moderne dans le monde moderne

dimanche 12 janvier 2014

L'Homme comme seul et unique Dieu sur Terre.

La pensée de Descartes dans Le Discours de la méthode peut faire l'objet d'une relecture, c'est ce que j'ai fait. En effet, pour sa philosophie, René Descartes a besoin que Dieu existe pour valider l'existence du monde. Mais une telle vision est ambiguë en ce sens que premièrement, Dieu est désacralisé par ce discours, et deuxièmement, et le plus important, il place l'Homme au centre du monde, et du coup, transforme Dieu en instrument. Mais nous pouvons voir en ce discours de Descartes une chose pourtant vraie, car après tout, nous n'avons aucune preuve empirique de l'existence de Dieu, si ce n'est celle de certains religieux qui voient en des phénomènes expliqués par la science, des œuvres de Dieu ; la vérité que recouvre le discours de Descartes, est une chose que beaucoup oublient, qui est le fait qu'il y a une interdépendance entre Dieu et l'Homme, qui s'explique en ceci : Bien que Dieu soit d'après les discours créationnistes, le créateur de toute chose, et de l'Homme par la même occasion, il faut retenir une chose, Dieu a autant besoin de l'Homme que l'Homme a besoin de lui, car c'est à travers l'Homme que Dieu existe, l'Homme étant le seul être doué de raison sur Terre, il reste le seul à pouvoir concevoir un Dieu, et à y croire sans aucune preuve empirique. Autrement dit, s'il n'y a pas d'Homme, il n'y a pas de Dieu, ce qui sous-entend par la même occasion que Dieu n'est peut-être pas aussi supérieur à l'Homme que nous le pensons. Tout comme l'Homme a besoin de lui pour être sûr de ne pas être berné par le monde sensible, Dieu a besoin de l'Homme pour être reconnu en tant qu'être suprême. L'Homme peut donc en quelques sorte être considéré comme "demi-dieu", car il est sur Terre seul et unique maître grâce à l'accomplissement de ses désirs par son travail. L'Homme fait exister les choses que Dieu a crée, et les transforme, n'est-ce pas là l'oeuvre du bras droit de Dieu ?
Voilà une vision du discours de Descartes que nous pouvons avoir.

Johan

jeudi 9 janvier 2014

Dieu est uniquement une idée.

Pourquoi cette affirmation vous demanderez-vous.
Et c'est ce que dès maintenant, je vais expliquer. Avant de vous indigner si vous êtes religieux, je vous propose de lire ce qui se suit de cet article.

Les religieux, seront d'accords avec moi pour confirmer que les conceptions de celui que l'on appelle "Dieu", ont étés diverses, sont diverses au moment où vous lisez cette article et resteront diverses, et c'est bien là le problème qui se pose. Pouvons nous toujours parler de "Dieu" en tant qu'un seul être si les religions diffèrent, et ce, non pas uniquement dans la conception , mais aussi dans la manière de pratiquer la religion. Les religions divergent tellement que certaines sont polythéistes . Là n'était qu'une première partie du problème, l'autre partie se trouve dans la définition même de Dieu, que je vais citer tout de suite. D'après les dictionnaires Dieu est un être surnaturel objet de déférence d'une religion. On comprend donc déjà , premièrement que Dieu est l'objet d'une religion, or cette définition est insuffisante, la véritable définition de Dieu est : Objet transcendant qui dépasse la raison. Maintenant que les choses sont claires, je vais donc m’atteler à vous démontrer que Dieu n'est qu'une idée. Mon premier argument est celui-ci :
-Dieu est un être immatériel, car nous ne pouvons pas le saisir et c'est d'ailleurs ce qui fait tout son prestige, et par conséquent, essayer de lui donner une apparence comme le font certaines religions, c'est le désacraliser.
Mon second argument s'appuie sur les dires de Descartes dans Le Discours de la Méthode :
- En effet, Descartes affirme que puisque lui-même, qui est un être imparfait, a dans sa tête une idée de perfection, alors c'est nécessairement un être parfait qui lui a mit cette idée dans la tête. Descartes parle déjà d' "idée" de la perfection, mais là n'est pas tout. Bien que certains philosophes aient prouvé de quelconque manière que Dieu existait, nous n'en avons aucune preuve sensible, et jusqu'à présent, si je ne me trompe, la seule preuve qu'il y ait selon les dires des religieux, est une preuve spirituelle, qu'est la foi. Mais ce ne peut pas être considéré comme une connaissance étant donné que la foi c'est la confiance que l'on accorde à quelque chose d'incertain. Mais il y a un moyen de laver le discours des religieux, et ce moyen se situe dans le discours de Platon, qui parle de "monde intelligible", Platon disait que la vérité se trouvait dans les idées, il affirmait que le monde sensible était insuffisant et qu'il était nécessaire qu'il y ait un autre monde, le monde des "idées", ce monde représenterait selon lui le véritable monde fini, un monde où la vérité absolue se trouverait, et un monde où rien ne changerait, car tout y serait stable. Mais, le monde des idées dont Platon parle se fonde sur des piliers importants que sont: le beau et le vrai, et ces piliers existeraient selon lui, grâce à une transcendance suprême qu'il appelait le Bien, le suprême Bien. Mais ne pourrions-nous pas comparer cette transcendance avec Dieu ? On peut par conséquent s'attacher à la pensée de Platon, et dire que Dieu représente l'archétype de la perfection, donc, l'idée de "Perfection". De plus, une idée est une conception de l'esprit, une représentation abstraite, or Dieu est abstrait étant donné qu'il n'est pas concret. En outre, qui d'autre que l'Homme peut concevoir qu'il y ait un Dieu ? Tout s'explique; puisque c'est l'Homme qui conçoit le Dieu, et qui en fait un idéal de perfection, alors Dieu n'est qu'une idée, celle de la perfection. et si l’on devait suivre Platon, on devrait dire qu'il n'existe que dans le monde des Idées, étant donné qu'il est parfait, son existence n'est possible que dans un monde parfait.

Johan

dimanche 5 janvier 2014

Etre libre est-ce n'obéir à aucune loi ?



La dissertation qui suit viens d'un sujet que mon professeur de philosophie nous a donné afin que nous en rédigions l'introduction; l'ayant trouvé intéressant, j'ai décidé d'en rédiger la dissertation en intégralité, et de la publier sur mon blog. Cette dissertation peut vous aider, ou vous inspirer, mais en aucun cas être plagiée par vous, car cela ne vous sera pas très bénéfique en ce sens qu'au bac, vous ne disposerez ni d'internet, ni de corrigé. Faites de votre dissertation l'expression de votre propre pensée objective et réfléchie. Bonne lecture.

La définition de la liberté est devenue quasi-universelle. A tel point que si l'on se décidait à parcourir les rues afin de demander à chacun ce que c'est que d'être libre , il serait surprenant d'obtenir une autre réponse que : "être libre, c'est faire ce que je veux", ce qui reviendrait à dire qu'on est libre tant que notre volonté n'est pas gênée par des règles , des lois , ou des contraintes, or , une telle affirmation n'est pas recevable , car si être libre désignait uniquement l'absence de lois , de contraintes ou autre , nous serions dès lors obligés d'affirmer que l'animal est libre , ce qui est faux , car l'animal n'écoute que ce que lui dicte son instinct , et est par conséquent , esclave de son instinct . Pour ce qui est de la loi, nous pouvons nous demander si elle nous empêche d'être libres. Certains dirons qu'elle nous permet d'être libre, car elle empêche les autres de nous faire du mal, de nous voler, ou autre chose de plus ou moins mauvais. Cela reviendrait donc à dire qu'obéir à la loi , permet d'être libre , et que toutes les lois garantissent la liberté, mais une telle conception de la liberté , peut être également remise en question , car s'il suffisait d'obéir aux lois pour être libre , nous serions immédiatement obligés d'affirmer que les peuples dominés par des tyrans sont libres . Le concept de liberté et de loi, pose énormément de problèmes, car il existe aussi les lois de la nature, qui s’imposent automatiquement sans que l’on puisse en changer, ce qui sous-entend que pour être libre nous n’ayons pas d’autre choix que d’y désobéir.

Loi et liberté peuvent-elles s'associer ?

Beaucoup de choses font que la loi m'empêche d'être libre. La loi semble être un ensemble des règles qui entravent à ma liberté . Les lois politiques m'empêchent par exemple de prendre ma voiture et de rouler aussi vite que je le souhaite pour arriver plus vite au lieu que je souhaite, elles m'empêchent d'exercer ma volonté quand j'en ai envie et quand bon me semble. Je ne peux pas m'accaparer d'objets qui ne m'appartiennent pas, même si j'en ai énormément envie. Les lois de la nature m'empêchent d'exercer mes désirs les plus improbables comme par exemple , me jeter du haut d'un bâtiment , pour ressentir des sensations fortes .  Il semble désormais clair , que si je veux réaliser tous les désirs que je viens de citer , désobéir à la loi , est mon unique chance , mais pourtant un problème se pose , car , en effet , en désobéissant aux lois politiques, certes , j'exerce ma liberté, mais puis-je toujours considérer que je suis libre , tout en sachant que je devrait répondre de mes actes devant la justice après ? De même, suis-je réellement libre en désobéissant aux lois de la nature étant donné que je devrait en subir les conséquences ? Je ne peux par exemple me jeter du haut d'un immeuble sans prendre le risque de me blesser ou de mourir . De plus , il existe aussi les lois physiologiques , qui changent mon corps , sans arrêt sans que je ne puisse y faire quelque chose , alors comment être libre dans ces conditions ? On peut donc se demander si en quelques mesures que ce soit , la loi peut permettre d'être libre .

Au premier abord , nous nous disons toujours que la loi est la plus grande entrave à la liberté , or en regardant les choses de manière différente, on peut voir en la loi , ce qui justement garanti la liberté. La loi politique me garanti la sécurité de mes biens et me garanti de ne pas être soumis aux autres de quelques manière que ce soit. Connaître les lois de la nature , me permet de ne pas prendre de risques pour ne pas avoir à payer les conséquences désagréables qu'aurait à subir ma   personne. Si il n'y avait pas de loi , n’importe qui considérant qu'il en ait le droit , se permettrait de me prendre mes biens , ou même de me faire du mal. De même que connaître les lois physiologiques , me permet de me préparer au fait de changer et de ne pas craindre l'avenir, donc de mieux vivre le présent. Tout cela met en valeur la positivité de loi , mais pourtant , un autre problème se pose , car en effet , notre discours se limite à dire qu'obéir aux lois garanti la liberté, mais si être libre signifiait juste le fait d'obéir aux lois , nous serions dès lors obligés d'affirmer que les peuples dominés par les tyrans sont libres , or cela n'est pas recevable car ces peuples sont soumis à des lois qu'ils n'ont guère choisies.

Si il faut des circonstances spécifiques pour que la loi me rende libre , alors qu'est-ce qu'être libre ?
On comprend dès lors qu'il est nécessaire qu'il y ait un autre concept de la liberté. Étant donné que le fait que l'animal n'écoute que ses instinct , fait qu'il n'est pas libre , on comprend  qu'être libre, c'est se débarrasser de ses instincts , autrement dit , être libre c'est vouloir ce que l'on fait . En conclusion , être libre en obéissant aux lois n'est pas impossible , à la seule condition que l'on veuille obéir aux lois que l'on s'est prescrites.  Autrement dit être libre, c'est obéir aux lois que l'on s'est soi-même prescrites , et c'est la le rôle de la démocratie et de la république. Donc la véritable liberté , comme le disait Kant , c'est l'autonomie.

Peut-on faire confiance aux témoignages d'amour?

La confiance désigne de façon générale, l'absence de crainte que nous inspire une chose ou quelqu'un. Faire confiance à quelqu...